Logo site

Rééducation

Posté par IK

I

Publié le 24 février 2025

I

Modifié le 28 mars 2025

136 vues

Votre douleur ne partira pas toute seule : voici pourquoi

L’Institut de Kinésithérapie vous dit tout sur la gestion de la douleur

Vous avez mal depuis des semaines, voire des mois. Peut-être même des années. Et vous espérez encore que « ça passe tout seul » ? Mauvaise nouvelle : ce n’est PAS comme ça que ça fonctionne. Ignorer la douleur, faire comme si de rien n’était ou masquer la douleur par des antalgiques et des anti-inflammatoires, c’est prendre un aller simple vers des complications ou une chronicité de la douleur qui sera bien plus difficile à faire partir. Ce n’est pas une question de volonté ou de patience : c’est un fait biomécanique et biochimique.

1. Votre corps s’adapte… mais mal

Quand une douleur s’installe , votre corps fait tout pour compenser. Vous allez modifier votre posture, votre façon de faire certains gestes et mouvements, vous allez “tricher” avec les autres articulations et vous allez compenser. Par exemple, vous allez boiter pour éviter une douleur de genou, vous changez votre posture pour éviter un mal de dos, évitez certains mouvements de peur d’aggraver le problème. Sur le moment cela fonctionne et vous vous dites que ça y est ça va passer. Cela peut sembler anodin, mais ces compensations créent un effet boule de neige sur tout votre squelette.

Résultat ? Vous ne guérissez pas, vous empirez. Car une compensation entraîne à nouveau une autre douleur, et ainsi de suite.

Exemple : une douleur au genou non traitée engendre des problèmes de hanche, puis du dos, puis du pied. L’un de mes vieux maîtres disait “le genou est un valet soumis à 2 maitres: la hanche si souvent éprouvée dans la vie de tous les jours et le pied qui se débrouille ” (Boris Dolto). Ces adaptations à la fois conscientes et inconscientes vous exposent aussi à des problèmes en conséquence, car votre corps ne fonctionne plus de manière physiologique. On dit que l’homéostasie est perturbée.

2. L’inflammation ne disparaît pas par magie

L’inflammation est une réaction naturelle du corps, qui fait partie de l’immunité innée au même titre que la fièvre qui monte pour lutter contre l’infection . L’inflammation peut survenir en crise sur un fond de problématique dégénérative . Mais elle ne s’éteint pas d’un claquement de doigts. Sans traitement adapté, et uniquement dans le cas où il s’agit bien d’une poussée inflammatoire, elle devient chronique, et votre douleur devient votre nouvelle norme physiologique.

Les médicaments inflammatoires pris un peu en auto-médication ou prescrits ne marchent pas très bien car très souvent il ne s’agit pas de problématique inflammatoire, mais de problématique dégénérative. Le soulagement consécutif à la prise d’un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) est en grande partie due à la composante antalgique du médicament. La régulation de l’inflammation dans l’organisme nécessite entre 5 et 10 jours de traitement pour être vraiment efficace.

Exemple : dans un cas de tendinopathie, il est quasiment inutile de donner des AINS car les études microscopiques révèlent qu’il n’existe quasiment pas de cellules inflammatoires dans le tendon qui est pourtant devenu très douloureux.

Dans tous les cas, un non traitement conduit à des raideurs , une perte de mobilité, une diminution de la force, des douleurs liées aux compensations et la chronicité s’installe ce qui compromet la guérison.

3. Le repos seul ne suffit pas

Vous pensez qu’il suffit de se reposer pour que la douleur de votre blessure s’estompe ? FAUX. Dans la quasi-totalité des cas, l’immobilité provoquée par ce réflexe conduit à une fonte musculaire plus importante et aggrave le problème . Muscles qui s’atrophient, articulations qui perdent en mobilité, muscles qui perdent en élasticité et récupération de plus en plus difficile… C’est la recette parfaite pour qu’une douleur se chronicise, et que la guérison soit compromise.

Même – surtout, devrais-je écrire – une entorse de la cheville bénigne, si elle n’est pas bien rééduquée, ou, cas le plus fréquent, n’est pas rééduquée, peut provoquer une instabilité chronique de la cheville, un facteur de risque majoré de refaire une entorse avec de potentielles lésions plus graves, une raideur de la cheville, et des douleurs résiduelles pendant des mois, voire des années.

La kinésithérapie bien dosée et bien conduite, basée sur la récupération des amplitudes, de la force et de la fonction, bien au-delà de la simple disparition des douleurs est le seul garant pour minimiser les risques de récidives.

Je prends rdv avec mon kiné

Photo de kinesitherapeute entrain d examiner les pieds d une jeune femme ik paris | IK Paris

4. Les antidouleurs et anti-inflammatoires ne sont qu’un pansement temporaire

Les médicaments masquent la douleur, mais ne règlent RIEN. C’est comme couper le fil d’une alarme incendie sans éteindre le feu, ou essayer d’éteindre la fumée dans un incendie. Vous continuez à utiliser votre organisme de la mauvaise manière, et un jour, la douleur s’aggrave ou la blessure récidive, avec des lésions importantes. Les anti-inflammatoires sont utilisés très souvent à tort car de nombreuses douleurs n’ont pas de cellules de l’inflammation.

Résultat : vous repoussez le moment où vous devriez réellement traiter le problème, et vous aggravez votre état. Prendre un anti-inflammatoire ne suffira pas à traiter le problème à sa racine et éviter ainsi des séquelles et des récidives.

Attention : il est tout de même très important de respecter à la lettre la prescription de votre médecin et si cette dernière comporte des médicaments, vous DEVEZ les prendre et observer les recommandations. Mon message porte sur un fait couramment remarqué : les patients prennent un peu de médicaments, puis attendent de voir si ça passe seul pour enfin aller consulter le kinésithérapeute.

5. Vous perdez du temps et de l’énergie

Plus vous attendez, plus la rééducation sera longue et complexe. Dans la grande majorité des cas, un problème pris en charge tôt se règle en quelques séances + un traitement médical bien conduit. Mais si vous laissez traîner, il faudra des mois pour rattraper les compensations et travailler sur les multiples adaptations non physiologiques qui se sont instaurées.

Il ne s’agit pas ici de gravité ni de dramatiser toutes les douleurs bénignes , mais bien d’alerter sur le besoin de se faire accompagner quand on constate que ça ne passe pas en 3 jours. Les effets de la politique de l’autruche en matière de santé se font ressentir dans la qualité de vie, dans le sommeil, le moral et les relations sociales.

Vous perdez du temps, de l’énergie, et de l’argent. Il est nécessaire de consacrer du temps à sa santé.

La solution ?

Allez soyons franc, en fait la douleur on s’y habitue parfois quand elle est faible et continue. On dit que ça fait partie de la vie. D’ailleurs rappelez-vous, quelqu’un de votre entourage a déjà dû vous dire que “ si on n’a pas mal quelque part à 60 ans c’est qu’on est mor t”. Charmante perspective…,en souffrance, ou mort. La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas condamné(e) à souffrir .

Ce qui vous préoccupe au fond de vous c’est de vous dire : “ mais comment ca va etre en vieillissant? ”, “dans 5 ans ça se trouve je ne pose plus le pied par terre”, etc. C’est là où le kinésithérapeute intervient. Ce n’est pas vrai, on ne règlera pas 30 ans de douleurs en 10 séances, personne n’est dupe. En revanche, on va améliorer votre qualité de vie et on va aller plus loin, avec moins de médicaments.

Un kinésithérapeute du sport peut vous aider à comprendre l’origine de votre douleur et mettre en place un plan de rééducation efficace. Chaque douleur a une cause spécifique, qu’il faut d’abord identifier chez le médecin puis rééduquer chez le kinésithérapeute si le médecin estime qu’un traitement sur la restauration ou la préservation du mouvement est nécessaire. Plus tôt vous agissez, plus vite vous retrouvez votre pleine capacité physique.

Chez IK Paris, nous mettrons tous les moyens pour obtenir ce résultat. Si en plus de ça, la douleur disparaît totalement, c’est le jackpot !

FAQ

La kinésithérapie est-elle efficace pour les douleurs chroniques ?

Oui, elle peut aider à réduire l’intensité de la douleur sur le long terme, améliorer la posture et prévenir les récidives.

Combien de séances sont nécessaires pour ressentir une amélioration ?

Cela dépend du type et de l’origine de la douleur. Certaines douleurs légères s’améliorent en quelques séances, tandis que des pathologies chroniques peuvent nécessiter un suivi plus long.

La kinésithérapie peut-elle remplacer un traitement médicamenteux contre la douleur ?

Dans certains cas, elle peut réduire le besoin de médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires, mais cela dépend de la pathologie et de l’intensité de la douleur.

La kinésithérapie est-elle adaptée aux personnes âgées souffrant de douleurs articulaires ?

Oui, elle est particulièrement bénéfique pour améliorer la mobilité, réduire la raideur articulaire et limiter l’évolution de pathologies comme l’arthrose.

Peut-on faire de la kinésithérapie en prévention des douleurs ?

Oui, la kinésithérapie peut être préventive en aidant à améliorer la posture, renforcer les muscles et éviter les tensions qui peuvent provoquer des douleurs.

La kinésithérapie est-elle efficace pour les douleurs du dos ?

Oui, elle est particulièrement indiquée pour les lombalgies et cervicalgies en combinant renforcement musculaire, étirements et corrections posturales.

La kinésithérapie est-elle efficace pour les douleurs liées au stress ?

Oui, certaines douleurs musculaires et tensions (nuque, dos) sont dues au stress. Des techniques de relaxation et d’étirements peuvent soulager ces tensions.

Pourquoi consulter un kinésithérapeute en cas de douleur persistante ?

Une douleur qui dure peut cacher un problème sous-jacent. Le kinésithérapeute évalue la situation et propose un traitement adapté pour éviter l’aggravation du problème.

Article rédigé par Jérôme Auger

Jérôme Auger est masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe, spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.

Contactez-nous au 01.42.15.22.46, et nous vous guiderons vers le centre de votre choix :

01.42.15.22.46